Journal de l'enfant bulle

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Etude de cas : Tiens ! Voilà du boudin ! ou

La concomitance de la réintroduction d’ours slovènes dans les Pyrénées et de la fête de la légion étrangère commémorant [1] Camerone me fait poser la question de la réintroduction des anciens légionnaires dans le civil, là où il est difficilement admis d’éventrer un quidam pour peu que l’on veuille se taper sa femme.

Prenons un cas concret : dans mon riant petit village, les X. sont une famille nombreuse issue de ce qui est le plus précieux chez un légionnaire, il en parle tout le temps d’ailleurs : ces couilles.

Papa X. est un ancien légionnaire qui durant la vie au grand air sous le drapeau de la légion devait être le compagnon de jeu parfait ; mais dans notre monde si compliqué, où le moindre problème doit se régler avec ses trucs de tapettes que sont les mots et les lois, le légionnaire X. est désemparé.

Il transpose ce qu’on lui a appris dans la légion : le coup de boule, le coup de couteau voire le coup de casque dans la gueule des gendarmettes ce qui met en évidence deux de ses nombreuses caractéristiques : il se déplace en mobylette [2] et il est très à cheval sur les principes, une femme ça se fait violer durant les beaux jours de conflit ou, lors des temps funestes de la paix, ça se fout devant son évier ou sous son mari mais, surtout, ça ferme sa gueule !

A propos de femme sachez que notre ex-tueur légal a fait des enfants à sa femme jusqu’à avoir une fille... ce qui nous fait environ 8 enfants à la maison dont un couple gémellaire, Dave et Jimmy (je ne l’invente pas), pouvant concourir pour la place du 0.9 des 1.9 enfants du taux de fécondité français [3] : l’un est atteint d’un TOC lui faisant crier « bâtard » dès la maternelle, ce qui depuis s’est transformé depuis en une sorte de cri étouffé (toutes les deux minutes un « gniii ! » fait trembler son corps et, accessoirement, osciller dangereusement la roue avant de son scooter) ; l’autre, est équipé d’un strabisme l’obligeant à vous regarder la tête tournée à 90°.

Il faut préciser que les spermatozoïdes paternels ont sans doute été altéré par l’alcool, douce tradition de la légion, chère à son cœur, permettant d’oublier la solitude du guerrier loin de son foyer et de se taper une chèvre sans l’éventrer une fois utilisée, à la différence de la femme de l’ennemi qui, elle, est jetable après usage.

Tant que nous sommes plongés dans la libido abyssale du susnommé, sa volonté d’avoir une fille valut au village un feu d’artifice du 14 juillet inoubliable : il y a une quinzaine d’année, par une chaude soirée d’année propice, il est vrai, au étreinte les plus passionnées, au premier tir du spectacle pyrotechnique [4], une douce lueur, révéla aux familles réunies en cet instant de fête patriotique, notre reproducteur en train de finir de besogner sa légitime au fond du terrain de foot. Il voulait une fille, il y mettait les moyens...

Dans la prochaine partie, je vous expliquerai en quoi une opération des yeux de notre sujet trouble la tranquillité communale, comment il a ramené un copain légionnaire et pourquoi la fête de la légion est tant redoutée par le voisinnage...

[1] Concomitance... commémorant... Je viens d’adhérer à « Echangisme et Scrabble » dans le double objectif d’améliorer mon vocabulaire le plus lubrique et de satisfaire mes fantasmes (ou phantasme ?) les plus lettrés.

[2] Nous sommes dans le Nord...

[3] 1.9 enfants par femme, taux officiel 2005. C’est une maison sérieuse ici, Monsieur, on vérifie ses sources.

[4] Sur un fond de JM Jarre...et oui...

4 Commentaires 19.5.06 16:32, Commenter

Etude de cas : Caravaning, a groseille way of life.

P. est un apprenti, je lui dispense mes connaissances dans le cadre de ma cent ciquantième réincarnation, juste conséquence de ma cent quarante neuvième vie où je fus John L. Smith, tueur en série de naines bisexuelles hydrocéphales [1]. P. est un con...

"Certes, il est jeune, il lui reste du temps pour changer et puis tu es un vieux con aigri" pensez-vous, lecteur malpoli, pétri d’humanisme et marinant dans l’angélisme comme un panaris dans de l’eau chaude. Désolé de vous decevoir mais, les cons, ça commence jeune, ça ne laisse aucun répit au genre humain, ça pourrit le monde plus sûrement et avec plus d’application qu’une centrale nucléaire ukrainienne. Circonstance atténuante : il vient d’une famille groseille, une vraie, une à la bêtise bien crasse, à la misère culturelle profonde comme un surendettement, une qui roule en J9. Néanmoins avec sa face de ragondin myope, sa paresse et sa prétention d’illetré, il me tape sur la glande pinéale. Agacement dont je lui fais sentir l’intensité par quelques répliques cinglantes le renvoyant entre ses coudes pour dormir paisiblement durant les cours que son employeur paie. Vive l’apprentissage ![2]

Autant de bêtise dans un si petit corps, cela ne pouvait que dégénérer : depuis l’année dernière (il avait alors 16 ans), il est père d’une petite fille. Lui et sa mère ont du manquer les cours de Biologie de 3ème sur la reproduction humaine... enfin, lui c’est sûr, il est passé de la quatrième (où il était résident permanent) au CAP par apprentissage... On aurait pu penser que la responsabilité paternelle, le poids d’une petite vie entre ses mains ou tout autre poncif sur la paternité lui aurait mis du plomb dans la tête autrement que par le biais d’un fusil de chasse ; solution ayant la vertu de diminuer l’indice d’abrutis au mètre carré (dit "indice de la connerie ambiante" ) mais l’inconvénient de rendre la petite orpheline (mais après tout... vu le père que la malchance lui a donné...).

Mais attention, l’avenir il y a pensé, mon champion ! Son maître de stage [3] nous l’a raconté, il en a parlé avec lui après que P. ait pris une mandale dans la gueule par un client régulier qu’il avait insulté parce que celui-ci lui avait fait remarqué, en plaisantant, que pour un apprenti, il ne faisait pas grand chose. Il lui a dit, le géniteur précose, qu’il avait pensé à tout [4] : il économisait pour acheter un petit utilitaire du type "J9" (sans doute l’héridité ) afin de ramasser la feraille lors du ramassage des "encombrants" des communes de la région.

Et à la remarque sur la manère dont il comptait loger sa famille, Champion a sorti le plan B, mis au point avec la mère (ce qui me fait émettre les plus grandes reserves sur son QI) : ils achèteront une caravane que le "J9" tractera.

Il est pas fortiche, mon champion !

[1] ceci expliquant sans doute mon faible nombre de victimes et les moqueries des autres lors des réunions du "serial killer social club"...

[2] Faisons là une petite digression au sujet de l’apprentissage, nouvelle panacée sociale et scolaire du gouvernement. L’apprentissage est une manière formidable d’apprendre un métier... si l’on y met des gens motivés. Parce que dans de nombreux cas, l’apprentissage n’est juste qu’un squat pour jeunes en difficultés (ce qui pose, plus largement, la question de l’enseignement technique devenu voie de garage par le dogme imbécile disant qu’apprendre un métier n’est bon que pour ceux ayant des difficultés scolaires... Essayez de dire au professeur principal d’un jeune ayant 15 de moyenne en troisième que ce dernire souhaite faire un BEP menuiserie....). Nous l’avons vécu avec la classe de P. : un licenciement (lui, c’était un semi-psychopathe et je n’exagère pas) et une grande partie des maîtres d’apprentissage ne ne voulant plus entendre parler de contrat d’apprentissage, traînant pendant deux ans, un employé qui, dans le meilleur des cas, est juste inutile à l’entreprise. Ne croyez pas que je suis un nervi du MEDEF écrivant en sous-main un blog subtil et plaisant (si, si... lisez toutes les archives, vous verrez) ; je suis de gauche mais la connerie a des limites ! Demandez aux CFA leurs taux de turn-over au sein des formateurs, vous verrez que c’est plus violent que chez MAC DONALD’S : un apprenti n’a pratiquement que des droits et pas de devoirs. Il ne fournit aucun travail dans une formation que lui paie (à juste titre) la collectivité et son employeur (et les impôts de Florent Pagny), il insulte ses formateurs et transforme les cours en Beyrout au début des 80’s ... tout cela est possible. Le pouvoir de sanction n’appartient qu’à l’employeur et si celui-ci ne joue pas le jeu, c’est de l’argent public de perdu. Il n’a aucune obligation de travail (je ne dis pas de réussite, c’est autre chose...), aucune obligation de rendre par sa motivation l’argent qu’investit le pays sur sa formation. La seule chose qui peut faire retirer les subventions allouées à l’employeur c’est l’absentéïsme lors des périodes de formation en CFA. Il ne s’agit pas de fliquer mais de demander un retour de la part de l’apprenti. Alors quand j’entends parler d’apprentissage à 14 ans... s’il s’agit de vider les collège de tous les abrutis perturbateurs et de détruire un moyen de formation efficace, d’accord ; pour le reste... En outre, lorsque l’on est attéré par le comportement de jeunes de 16 ans en entreprise et en CFA, qu’est-ce que cela va donner à 14 ans ? Et puis, l’âge minimum pour travailler est bien de 16 ans, non ?

[3] le pauvre homme nous a avoué avoir voulu "faire du social" mais que cela avait échoué

[4] après avoir affirmé sans aucune gêne que "s’il continuait la formation c’était pour le salaire".

4 Commentaires 20.4.06 16:42, Commenter

Endemol et TF1 font du racolage actif.

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Voici un magnifique exemple de racolage (1) : la société Endemol et TF1 essaient, telles deux vieilles prostituées (2) aux charmes usés et ravagés, d'attirer les groupes scolaires dans leur lamentable émission en les payant...
C'est vous dire le succès du jeu de Lagaff, l'ex-interprète du tube de tous les banquets frontistes : "la zoubida".

Ils ont le culot de parler de "culture générale" alors qu'il s'agit de TF1. La chaîne du "mieux-disant culturel" qui arrive à vous placer des seins même dans un reportage sur les inspecteurs du travail !

Et si il s'agit de nous prendre pour des cons autant y aller à fond : il n'y aura pas de places pour tout le monde... mais bien sûr, tes bons d'achats c'est juste pour faire joli alors ?!

Racolage devant une école, pénalement "Combien ça coûte ?".

1. Cette proposition nous est arrivée par fax.

2. Je dis cela sans aucune animosité contre ces hommes et femmes exerçant cette activité vieille comme la chaude-pisse.

5 Commentaires 2.4.06 11:01, Commenter

Blocus médical

Depuis une semaine, je subis un strict et pénible embargo sur le chocolat, le café, la bière et les plats épicés de la part de mon Knock familial. En effet, suite à mes plaintes sur le comportement de mon estomac depuis plusieurs semaines, mon membre du corps médical préféré m’a ausculté et laissé tomber cette sentence terrible qui fait de moi un pauvre être errant dans les limbes non chocolatés du manque.

La vie a dorénavant la saveur d’une tasse d’eau tiède... dans laquelle j’observe les volutes amères d’une chicorée soluble [1]. Putain, j’en chie ! J’ai l’impression que le monde a pris cette teinte maronnasse des décors de Derrick, je m’y ennuie comme les petits vieux de la maison de retraite "Le Terminus" devant Michel Drucker un dimanche de novembre sans visite où l’humiliation de l’oubli vient supplanter celui de la décrépitude. [2]

Et je ne dois pas compter sur la solidarité conjugale : elle en mange, elle, de ces merveilleux carrés de chocolat ayant le pouvoir de métamorphoser ma langue en un gigantesque clitoris. Elle rit, même,de mon infortune, la salope ! Si elle n’était pas le support favori de ma libido, je l’exciserai bien avec un économe.

Néanmoins, tout ceci n’est finalement qu’un cruel astérix dans le grand livre de ma vie [3] me rappelant que la façade de chair devient lépreuse, elle s’érode, on commence à voir des morceaux choire. Je ne suis plus cet adolescent ténébreux dont la sensualité s’éveillait à l’aube de cousines initiatrices [4].

Je ne suis plus qu’un étron sur le trottoir de l’existence attendant la moto-crotte céleste qui me balaiera. Je vieillis...

PS : J’ai bien évidemment craqué une ou deux fois sur le chocolat... Ce qui me prouve que je n’ai plus la force de caractère d’avant... Vieillir, voilà la vraie douleur...

[1] Je suis du Nord, ne l’oubliez pas...

[2] Sans oublier les réflexions infantilisantes quotidiennes : "Mais il a encore fait dans sa couche, Monsieur Dupont. Il n’est pas très sage ! Hein ?!"..

[3] J’ai enfin réussi mon CAP écrivain amateur option Dan Brown

[4] j’ai eu le premier prix au concours cantonal de la métaphore érotique Harlequin

6 Commentaires 6.3.06 09:39, Commenter

J. Hallyday est-il un loup pour l’Homme ?

Je viens de visionner, ce jour, la nouvelle publicité que notre « légende du rock » officiel vient de commettre pour Optic 2000™ [1]. La précédente publicité était déjà un chef d’œuvre : un court métrage de fin de colo, mélange de Kill Bill et de James Bond sous Tranxène™ , avec la femme du réalisateur (JH himself !) dans le rôle principal. Tout son univers artistique était là, résumé : alliance d’imitation cheap et de ringardise pailletée.

Mais pour la dernière, il rejoint totalement l’esthétique des étals de marché glorifiant la liberté sous blister et imprimée sur T-Shirt ; vous savez... celle de la sainte trinité du Loup [2], de l’Aigle et de l’ « American Truck » sur fond de grandes étendues sauvages et de symbole indien.

Le Jojo, il est depuis des années dans le trip du rebelle, c’est son fond de commerce...bon, une rébellion soft quand même, de celle qui prend du Viagra™ pour se sentir encore virile. Il faut donner l’illusion au fan d’être un outlaw des temps modernes tout en lui laissant la possibilité de prendre sa carte à l’UMP et de maudire ces hordes de basanés venant brûler nos femmes et violer nos voitures. Le Kärcher sarkozien n’est pas pour Johnny, par contre les ors élyséens...

Pour revenir à la réclame qui m’affligea, on voit notre simili-rebelle débarquer d’un hydravion en pleine nature, l’Alaska me semble-t-il, guitare à la main et ...lunettes dans la poche ; Il marche de ce pas qui fit frissonner tant de croupes, maintenant quinquagénaires, lors de ces concerts quand, tout à coup, un loup (blanc et pupilles azuréennes comme un Husky ...tout dans la finesse symbolique, je vous dis...) se campe, crocs façon cran d’arrêt au vent [3], devant lui. Keski fait le Johnny ? Y sort sa chaîne de vélo pour lui pourrir la gueule ? Il lui éclate la gueule avec un magnum siffrédien [4] ? Non, mieux... Il sort sa paire ... [5]de lunettes et dégaine son regard testostéroné bleu comme un Harpic WC™. Cela colle une telle trouille à la racaille canidé qu’il s’enfuit en se pissant dessus.

La fin ? Un feu, un tronc... sur lequel Johnny pisse pour marquer son territoire comme tout bon mâle doit le faire ? Lui, il choisit l’option politiquement correcte en s’asseyant dessus pour y jouer de la guitare et chanter comme le loup solitaire hurle son mal de vivre le soir à la lueur des astres nocturnes.

C’est de l’art, c’est délicat comme une soirée Dalida chez Michou.

Pour les fans de Johnny, inutile de m’insulter cela a déjà été fait. Merci d’avance.

[1] et dire que ma chère sœur travaille pour cet opticien... L’autre jour, elle a voulu refiler une compile gratuite de J.H à sa filleule, ma fille, pour se moquer de son pauvre père qui essaie de l’initier au rock grâce aux Pixies...

[2] ou du Husky, c’est selon

[3] il a intérêt à avoir des papiers en règle, celui-là...

[4] subtil, non ?

[5] ça c’est du « Justine Miso style » mal imité

23.2.06 12:57, Commenter

Oiseaux de malheur, la chasse à la grippe aviaire.

Avez-vous remarqué que depuis quelques temps nous avons tous tendance à regarder le plus petit moineau comme un serial-killer potentiel ? La moindre fiente devient une arme de destruction massive en puissance, nous sentons Sarkozy a deux doigts de stigmatiser, bien avant Le Pen, ces délinquants étrangers et polygames (sauf les cygnes fidèles comme des prêtres catholiques).

Ce matin, en écoutant France Inter [1], j’entends la responsable des services vétérinaires expliquer qu’ils sont submergés d’appels pour le moindre oiseau mort et, comble de la connerie, il constate une surmortalité, notamment des cygnes, due à des tirs d’armes de chasse. Encore un stigmate du chancre des campagnes qu’est le chasseur.

Je vis dans une région où la chasse est très pratiquée mais, heureusement, de moins en moins à cause de cette saloperie de cirrhose qui fauche dans la fleur de l’âge tous ces vaillants amoureux du vin blanc matinal, de la nature avec de vrais morceaux de plomb dedans et de la taxidermie.

J’entends certains grommeler : « tu es de mauvaise foi ! ». Mais la connerie couperosée n’a pas de limite, elle est forte en gueule et insondable ; la preuve ? Le grand-père de ma femme était chasseur mais avec un profond respect de la nature [2] et un savoir-vivre fait de silence et de retenue. Un jour, il lui prit l’envie de participer à une manifestation nationale de chasseurs ; à son retour, il déchira son permis de chasse et décida de ne plus prendre à la nature que les paysages de ses longues promenades. Durant le rassemblement, il fut écœuré par la vulgarité, la violence et la profonde bêtise qui y régnait : il avait honte d’être chasseur.

Peu de chasseurs sont de réel amoureux de la nature [3] pour la grande majorité, ils consomment la nature comme le gros dégueulasse consomme une prostituée : ils paient leur permis, leurs droits de chasse alors elle doit se soumettre et leur en donner pour leur argent. Le lâcher de gibier d’élevage la veille du jour hebdomadaire de carnage en est le plus écœurant exemple : imaginer ces pauvres bêtes, ne connaissant de leur biotope que ce qu’ils ont vu à travers les filets des parcs d’élevage, largués en pleine nature ; elles sont aussi désemparées que les candidats de l’ « Ile de la tentation » au beau milieu d’une bibliothèque ; Pour eux l’Homme c’est celui qui amène la pitance quotidienne alors imaginez leur comportement lorsque le boucher kaki apparaît : elles se précipitent l’œil humide mais plein d’espoir vers leurs sauveurs et, pan ! , plus de tête ! l’intestin décapotable et la tripe à l’air comme le poilu de 14-18 !

Car, finalement, la bêtise chasseresse n’est que l’avatar civil de la connerie militaire avec sa vulgarité de corps de garde, son éthylisme abrutissant et sa soif de sang [4].

[1] nous sommes dimanche

[2] il passait des heures dans la plaine chaque jour ...et sans 4x4..

[3] « étrange amour ? » me direz-vous mais les tueurs aiment parfois leurs victimes...

[4] le peu de femmes présentes dans leurs rangs finit de m’en convaincre

5 Commentaires 19.2.06 19:35, Commenter

Lettre à Dieu, bis.

Mon Grand,

Je me vois dans l’obligation de t’écrire à nouveau ; depuis, quelques temps, je trouve tes différents fan-clubs assez excités. Je sais que tu es impressionnant, que ta puissance si mâle fait trembler d’envie plus d’un croyant et de peur, plus d’une croyante mais, là, ils exagèrent.

Je sais que cela ne te plaira pas mais il le faut, mon Tout- Puissant, il faut leur dire, enfin, que tu n’existes pas.

Je sais, il n’est jamais facile de renoncer à ses jouets de pouvoir, à ses joyeux petits feus de joie allumés avec les allumettes humaines que sont, dans le désordre, les scientifiques, les salopes qui veulent profiter de leur corps, les humoristes et tous ceux qui ne veulent pas adhérer aux différentes franchises que tu as ouvertes sur les cinq continents.

Mais, enfin, tu dois t’en rendre compte, tes fans, tu ne les choisis pas pour leurs QI : durant des siècles, ils ont proclamés que tu étais amour en s’éviscérant mutuellement et en embastillant la sexualité et le plaisir dans des préceptes d’où il ressort principalement que l’Homme est une bête érotomane mais surtout les femmes qui font rien qu’à énerver tout le monde avec leurs courbes appétissantes et leur capacité naturelle à jouir infiniment plus que les chasseurs de mammouths.

Tu es même un peu cynique : n’as-tu pas écrit dans l’un de tes ouvrages de management : "heureux les simples d’esprit, car la porte des cieux leur est ouverte" ? Tu as du culot, Ô ! mon berger, de te foutre ouvertement de la gueule de tes admirateurs ; iront donc au paradis ceux qui passent leurs journées à parler aux animaux et à jouer avec leur caca ? Un fan de tuning aurait priorité sur un prix Nobel de la Paix ?

En plus, ils n’ont aucun humour, susceptibles comme un milicien serbe qui n’a pas violé depuis deux jours. Alors que, toi, de l’humour, tu en as sinon comment expliquer la "papa-mobile", Christine Boutin ou le Tsunami de Noël...bien que le cancer précoce de Pierre Desproges et la bonne santé de Pinochet me fassent dire que tu es un peu lourd parfois.

Je ne vais pas de distraire plus longtemps de tes oeuvres divines, il faut vraiment que tu agisses... Ils deviennent pénibles tes admirateurs à traiter la contestation comme des communistes staliniens. Le Moyen-âge et ses douceurs leur manque. Il faut leur dire la vérité mon Omniscient

Avec tout mon amour, Bubulle.

PS : Si tu veux garder ta place au plus Haut des cieux, il y a bien une solution, je ne sais pas si elle te plaira... Dis leur que tu es une femme...

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